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Termes utilisés

Jours

Tous les jours, y compris les weekends et les jours fériés.

Pas

Tracé visible sur la glace exécuté sur un pied. Un pas est compté à chaque changement de pied.

Temps

Note définissant la répétition régulière des divisions d’une pièce musicale.

Introduction

En ce qui a trait aux blessures dans le sport, la reconnaissance des commotions cérébrales se situe de plus en plus au premier plan. La communauté scientifique et la presse s’intéressent davantage à cette blessure et nos connaissances des causes, des effets et des conséquences des commotions cérébrales s’élargissent tous les jours. Patinage Canada et son équipe médicale se rendent compte qu’il est important et nécessaire que les athlètes, les parents, les entraîneurs et les autres membres de l’équipe reconnaissent rapidement et adéquatement une commotion cérébrale et y réagissent. La politique suivante, rédigée dans le but de traiter de cette question, est fondée sur les travaux en cours du Groupe de travail sur les commotions cérébrales en sport et la cinquième et plus récente édition de la Conférence internationale sur les commotions cérébrales dans le sport, intitulée Consensus Statement on Concussion in Sport, tenue à Berlin, en octobre 2016. Ces recommandations se trouvent dans le British Journal of Sports Medicine, sur le site Web : http://dx.doi.org/10.1136/bjsports-2017-097699.

Cette politique sera mise à jour lorsque le prochain protocole d’accord fera l’objet d’un examen et sera publié, généralement dans un intervalle de quatre ans.

Définition

  1. Une commotion cérébrale est une perturbation de la fonction cérébrale provoquée par un choc direct ou indirect à la tête
  2. Une commotion cérébrale peut être cause directement, par un coup à la tête, au visage, au cou;
    • indirectement, par une réception maladroite au sol
    • un coup ailleurs sur le corps avec une force d’impulsion transmise à la tête.

Une commotion cérébrale cause un certain nombre de signes et de symptômes, sans nécessairement entraîner une perte de connaissance.

Chaque commotion est différente et peut se manifester par une pléiade de symptômes différents.

Bien que la majorité des cas de commotion cérébrale aient tendance à se résoudre en quelques semaines, avec des soins médicaux appropriés, il est important de noter que dans un petit pourcentage des cas, les symptômes post-commotion peuvent se prolonger. Ceux qui durent plus d’un mois peuvent être imputables à des blessures impliquant d’autres parties du corps, telles que le cou. Un suivi médical attentif est essentiel et la gestion de la commotion cérébrale peut exiger une intervention thérapeutique supplémentaire.

Symptoms de commotion

  • perte de connaissance
  • crise épileptique ou convulsion
  • amnésie
  • maux de tête
  • sensation de pression dans la tête
  • douleur au cou
  • vertiges
  • vision trouble
  • troubles d’équilibre
  • sensibilité à la lumière
  • sensibilité au bruit
  • sensation d’être au ralenti
  • sensation d’être dans le brouillard
  • se sentir mal
  • problèmes de concentration
  • problèmes de mémoire
  • fatigue ou faible énergie
  • confusion
  • somnolence
  • difficulté à s’endormir
  • plus grande émotivité
  • irritabilité
  • tristesse
  • nervosité ou anxiété

Veuillez noter que les enfants âgés de moins de 12 ans peuvent présenter des symptômes de commotion différents de ceux énumérés ci-dessus. Les enfants peuvent aussi avoir besoin d’un temps de guérison plus long, étant donné que leurs cerveaux sont encore en développement.

Une deuxième commotion cérébrale subie alors que l’athlète ne s’est pas complètement remis d’une première commotion peut avoir des conséquences désastreuses ou mettre sa vie en danger. C’est ce qu’on appelle le « syndrome de deuxième impact. »

Que faut-il faire si on RECONNAÎT ou soupçonne que quelqu’un a subi une commotion cérébrale :

  1. Le patineur doit être RETIRÉ de la glace de façon sécuritaire et évalué sur place à l’aide des principes standard de gestion des urgences, y compris la prise en considération de toute lésion de la colonne cervicale.
  2. Le patineur doit rapidement obtenir des soins médicaux et être évalué par un professionnel de la santé qualifié (médecin, physiothérapeute, thérapeute en sport) comptant de l’expérience en évaluation et en gestion des commotions cérébrales. Si aucun fournisseur de soins de santé n’est disponible sur place (y compris aux événements internationaux) et si le patineur présente un ou plusieurs des symptômes énumérés sous Symptômes de commotion ci-dessus (qui doivent être évalués par l’entraîneur ou le chef d’équipe), le patineur doit être emmené à un service des urgences ou un centre d’évaluation et de soins d’urgence.
  3. Le patineur ne doit pas être laissé seul à la suite d’une commotion cérébrale et il faut surveiller l'évolution de son état au cours des quelques premières heures après la blessure afin de voir s’il se détériore.
  4. Un patineur auquel on a diagnostiqué une commotion cérébrale ne sera pas autorisé à patiner à nouveau le jour même de la commotion cérébrale. Il faut noter que l’apparition de symptômes de commotion cérébrale peut être retardée de plusieurs heures à la suite d’une commotion. Si la personne blessée est âgée de moins de dix‑huit (18) ans, les parents ou le tuteur seront immédiatement contactés.
  5. Un patineur doit obtenir un certificat de santé d’un professionnel de la santé formé en commotions cérébrales avant de reprendre l’entraînement sur glace ou hors glace. Patinage Canada considère comme acceptables les professionnels de la santé suivants : spécialiste en médecine du sport et de l’exercice, physiothérapeute en sport, thérapeute en sport, médecin de famille.

Veuillez consulter la liste de ressources offertes par l’intermédiaire de Patinage Canada pour obtenir le nom d’un professionnel de la santé qualifié près de chez vous.